14/05/2008

Sans lui tout devient possible

f6003d2f1a12bade07641a3863ec4f87.jpgDans la Vienne, le chef de l'Etat s'est livré à un exercice de "pédagogie". D'abord devant les ouvriers d'une usine Yoplait, puis autour d'une table ronde, avec des représentants de commerçants, dans la salle des fêtes.

Devant les premiers, il a évoqué les "trois manettes" à la disposition du gouvernement, selon lui, pour améliorer le pouvoir d'achat: les heures supplémentaires, la baisse des prix par la concurrence et l'intéressement.

Aux seconds, il a expliqué le mécanisme de la loi: "on essaie de moderniser l'économie pour rendre du pouvoir d'achat aux Français, en créant les conditions de la concurrence pour faire baisser les prix "à la consommation".

Parlez-moi de pouvoir, mais surtout de pouvoir d'achat... laissons les heures supplémentaires de côté, nous savons tous quels sont leurs impacts sur l'économie réelle. Cela va concerner combien de salariés ? Ce n'est pas une nouveauté ! Défiscaliser le travail, réduire le coût du travail oui à 100%.
Il faudrait commencer par réduire les prélèvements directs sur les salaires, cela redonnerait un peu de pouvoir disponible...
la baisse des prix : cela prête à sourire. Parlons plutôt des hausses qui grèvent le budget des Français.
L'énergie et le logement représentent à eux seuls près de 50 % des budgets. Sur ce sujet, l'état ne s'étale pas et pour cause. La hausse du baril profite à qui ??? Les recettes fiscales engrangées augmentent les recettes de l'Etat, no comment sur la Taxe flottante (tipp). Comment expliquer le dérapage des prix en matière de logement ??? Là aussi, no comment ! Quant à la concurrence libre et non faussée : c'est une chimère.
Nous connaissons tous le fiasco orchestré par Luc Chatel sur les abonnements internet et télécom.. Il y a entente plutôt que concurrence. Qu'on nous explique la durée et le prix des abonnements, le renoncement à l'ouverture... Notre liberté de consommateur est somme toute relative...Dans les pays voisins les coûts de télécom sont moins chers qu'en France...
Plus de discounters, de supermarché...on connaît le résultat :
baisse de la qualité des produits alimentaires bref la mal bouffe assurée. Voilà une nouvelle préoccupation de santé nationale. En comparaison : l'espagne n'est pas producteur de pétrole mais réussi à maintenir des prix compétitifs dans tous les domaines (produits énergétiques, alimentaires). Pourquoi pas nous ? Elle crée de la richesse et va chercher la croissance. Des réformes structurelles sont nécessaires en France. Mais encore faut-il faire preuve de lisibilité, de cohérence et d'exemplarité dans les réformes à réaliser dans ce pays. Ce qui n'est pas permis à tous les gouvernants !!!

Yani

MAJORITE RETIVE

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Borloo mania

Après la maison à 100 000 euros, le Grenelle du redéploiement fiscal, Borloo lance l'éthylotest à un 1 euro
Soufflez vous saurez si c’est le débit de boisson qui se moque du barillon !
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Décidément, cela devient vraiment n’importe quoi !!! Voici que Borlo s'y colle au "story telling" .
Qui sera l'auteur du prochain scénario ?

Yani

08/05/2008

Intercommunalité

Je suis assez surpris de voir combien : dans le haut Vaucluse comme dans l’Hérault, l’intercommunalité pose questions…Système d’élection antidémocrate, manœuvres et jeux d’influence importants… J’ai l’impression d’un déjà vu. Les mêmes causes semblent produire les mêmes effets. Au sein de l’intercommunalité, les petites communes qui se regroupent font de la résistance pour défendre leurs intérêts. Les villes centres telles que Lunel ou Bollène sont marginalisées malgré leur importance en terme de population et de recette fiscale.
La présidence leur échappe. Les villes centre sont reléguées à des vices présidences.
Leur pouvoir de décision est remis en cause alors qu’elles financent en grande partie l’institution. L’intercommunalité est une réelle aubaine pour les petites localités qui ainsi égrènent les budgets mis au pot pour réaliser leurs projets et développer leurs équipements et infrastructures. D’un côté, « les villes centres qui financent » et de l’autre les petites communes qui dépensent … Pourquoi s’en plaindre : puisque tout le monde semble y trouver son intérêt…! Mais qu'en pense le contribuable ?

Yani

07/05/2008

INTERVIEW DE JEAN LASSALLE

Mardi 06 Mai 2008
JEAN LASSALLE: "Sarkozy a gâché sa première année"

Propos recueillis par Marianne ENAULT de « leJDD.fr »

Il y a un an, Nicolas Sarkozy entrait à l'Elysée. L'UDF, devenue Modem à la faveur de l'entre-deux tours, voyait de nombreux lieutenants quitter le navire. Jean Lassalle, lui, est resté. Et c'est sous la bannière orange qu'il a été réélu en juin dernier dans sa 4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques. Pour leJDD.fr, l'élu revient sur cette première année de Sarkozy à l'Elysée.

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Le député Modem Jean Lassalle juge sévèrement le bilan de Nicolas Sarkozy après un an de présidence.

Il y a un an, Nicolas Sarkozy était élu président de la République. Quel bilan faites-vous de cette première année?
C'est un bilan étonnant. On attendait des réformes, une politique très volontariste et très explicative. La campagne avait laissé penser qu'on aurait cela. Mais ça n'a pas été le cas. Il a pris un peu la grosse tête. Les réformes engagées manquent de lisibilité pour les Français. On ne sait pas si Nicolas Sarkozy a pris la mesure du mal qui ronge notre pays.

Comment expliquez-vous cette situation?
Je pense que Nicolas Sarkozy est volontariste. Il a envie de changer les choses. Malheureusement, il n'a pas pris la mesure de la situation. Au lieu de se servir de son aura -le plus jeune président, un homme qui séduit le monde entier, etc-, il a pipolisé sa vie publique. Cela a conduit à un véritable embrouillamini. Aucune vraie réforme n'a été engagée. C'est donc une première année étonnante car c'est un homme qui est arrivé au pouvoir avec un vrai atout dans sa manche: son enthousiasme, et qui au final a gâché sa première année.

Nicolas Sarkozy a-t-il fait une erreur en particulier?
Je ne pense pas. C'est un ensemble de choses. Je pense qu'il n'a pas pris la mesure de la fonction présidentielle, ni de la situation actuelle. Nous sommes en plein changement. Les déséquilibres sont chaque jour plus nombreux. L'argent est concentré entre quelques mains. Il n'y a plus de levier de commande. Nicolas Sarkozy a cru qu'une image résolument différente, qui intéresserait les gens parce qu'elle apparaîtrait comme sincère, suffirait. Il a cru que ça ferait plaisir aux Français. Aujourd'hui, on constate que ça n'a pas été le cas.

"Il a quatre ans pour se refaire"

Alors que sa côte de popularité est au plus bas, Nicolas Sarkozy a semble-t-il changé de style. Pensez-vous qu'il a "enfin" pris la mesure de sa fonction?
Je ne pense pas. Mais il a quatre ans pour se refaire. Je pense que cette année lui aura servi de leçon. Et les Français ne lui ont pas encore totalement retiré son crédit. On va voir dans les mois qui viennent. Mais c'est dommage d'avoir usé de cette façon le crédit de la première année.

Son côté bling-bling lui a-t-il joué des tours?
Sûrement. Il l'a compris et a commencé à changer de style. On le voit beaucoup moins. J'insiste, il faut qu'il prenne la mesure de sa fonction. Il est la France. Or, la France a plus que jamais besoin, et plus qu'aucune autre nation, d'être incarnée par une personne. Et quand cette personne n'incarne pas ce que la France croit être, la France souffre. C'est ce à quoi on assiste aujourd'hui: il y a une vraie souffrance morale.

Comment voyez-vous les prochains mois?
La présidence est faite pour être vue dans son ensemble. Nicolas Sarkozy est un homme intelligent. Il a beaucoup de travail et je souhaite de tout coeur qu'il réussisse. La France est devenue un vieillard qui n'a plus aucun signe extérieur de jeunesse. Une espèce de technocratie soviétique s'est emparée de l'initiative et bloque tout. On se noie dans un verre d'eau. On ne fait rien. Il faut que ça change.

Dans ce contexte, quelle place pour le Modem?
Le Modem commence à s'organiser. Nous avons une base militante que nous n'avions jamais eu jusqu'alors. C'est un militantisme très engagé et très sérieux. Et c'est nouveau dans l'histoire de notre mouvement. Nous avions des grands esprits mais pas de base militante. Notre orientation devient plus claire. Nous ne voulons plus de l'UMP et nous ne voulons pas du PS. Notre enjeu désormais est de s'organiser. Nous n'avons pas eu de chance car nous avons eu une cascade d'élections délicates. Or, c'est difficile pour un mouvement sans notoriété. On ne s'improvise pas mouvement politique du jour au lendemain. Il nous a fallu du temps pour clarifier notre ligne, résolument démocrate et indépendante.

Les défections se poursuivent au Modem, dernière en date, celle de Jean Arthuis. Le mouvement est-il affaibli?
Le Modem est une rencontre entre deux cultures: une nouvelle génération qui veut un vrai mouvement indépendant et la génération UDF. L'UDF était traditionnellement de centre-droit. Nous étions les premiers à monter sur les barricades lors des premiers tours des différents scrutins, et nous étions les premiers à courir se réfugier avec la droite lors des seconds tours. Ceux qui ont été élus ainsi toute leur vie pensent qu'on ne peut pas voir apparaître un mouvement nouveau, capable de gagner avec son propre électorat et ses propres idées. Quand nous avons créé le Modem et que nous avons affiché notre indépendance, beaucoup l'ont mal compris et ont commencé à partir. Mais je ne crois pas que rejoindre l'UMP soit une très bonne formule. Les UMP vous accueille à bras ouverts puis ils vous "dousteblanisent". C'était un peu désespérant de les voir partir les uns après les autres. Mais je ne suis pas inquiet car bientôt il n'y aura plus personne pour partir: le Modem ne comptera plus d'élu "ancienne génération". Mais si les derniers pouvaient partir groupés, ce serait mieux pour tout le monde!